Bac 2018 en Guinée, une partouze de fraudes à web ouvert

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Nous sommes en fin d’année scolaire 2017-2018 en Guinée et c’est la période du BAC, cet examen qui donne accès aux portes de l’université, après un remaniement gouvernemental, le nouveau ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a réaménagé le calendrier des examens en ne laissant aucun jour de repos aux élèves et aux enseignants.

Ce bac 2018 a connu des cas de fraudes sans précédent. Dès la veille du BAC qui a commencé le 27 juin dernier, des fuites de sujets ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook Messenger où élèves et professeurs ont créée des groupes de chat à travers lesquels ils se transmettent des sujets, mais aussi des traités.

Le pire dans cette histoire, c’est que ces groupes de chat fonctionnent à temps plein même pendant les épreuves, ce qui signifie que les candidats rentrent dans les salles avec des smartphones, mais aussi des montres connectées (smartwatches).

La surveillance est donc laxiste à 120%, comment comprendre que des candidats qui, normalement doivent être systématiquement fouillés à l’entrée des salles d’examen, puissent s’y introduire avec des téléphones et pire, qu’ils aient le temps de communiquer en présence des surveillants (photographier les sujets, les envoyer par Messenger, écrire des messages, attendre des traités…)

« Nous avons créé des groupes sur Messenger et sur Whatsapp, nous photographions les sujets avec des smartwatches que nous avons, et même des téléphones, pour les envoyer dans ces groupes et des professeurs qui y sont aussi les traitent pour nous et les renvoie par le même biais » a expliqué un candidat à la presse.

Le nouveau ministre de l’Education Nationale Mory Sangaré, qui est venu mettre en cause tout le dispositif, mais aussi le calendrier qu’avait mis en place son prédécesseur, les trois examens (Entrée en 7e, BEPC et Baccalauréat) se sont tous déroulé sans aucun jour de repos et sans aucun intervalle entre les examens.

Outre ces décisions malsaines du ministre, les surveillants qui laissent les élèves frauder sont à identifier et à sanctionner même si apparemment le problème est général (dans toutes les villes du pays, la situation est pareille).

Sur les réseaux sociaux, on s’indigne de cette fraude massive.

Capture d’écran vidéo filmé par un candidat au Bac 2018

 

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